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jeudi 22 mai 2014

Arrivages de printemps : en mai bois ce qu'il te plaît !

Peu de temps hélas pour chroniquer en temps voulu toutes les cuvées arrivées ces dernières semaines à la cave. En voici une brève revue avant une présentation plus détaillée prochainement.

Commençons par le Beaujolais. Viennent d'arriver les 2013 de Christian Ducroux : le rosé Esquisse, tout de fruit et de finesse, et surtout le Régnié désormais vendu en Vin de France sous le nom Exspectatia. Les rendements ont encore été très faibles en 2013. Mais comme d'habitude, la qualité est au rendez-vous : maturité aboutie, finesse florale, longueur et fraîcheur de la fin de bouche, déjà quelques notes réglissées. Irrésistible.

Autre merveille arrivée en même temps : Bistère 2011 de Michel Guignier à Vauxrenard, cuvée issue de vieilles vignes en "village". Là aussi c'est un régal : équilibre parfait du millésime, style "maison" fait de maturité, structure et longueur. Un beaujolais de table et de garde.

Un rien plus au nord à Leynes, à la frontière avec le Mâconnais : Bois de Leynes et Saint-Véran 2012 de Pierre Boyat. Le rouge s'exprime plus dans la légèreté que son prédécesseur de 2011, millésime oblige, mais c'est encore une belle réussite dans le contexte de cette année difficile. Le Saint-Véran est par contre supérieur au 2011, à mon goût, mais encore fort jeune ; il serait dommage de tout boire sans lui laisser le temps de révéler au vieillissement sa grande complexité en devenir.

Juste à côté à Chasselas, Philippe Jambon nous propose La Tranche le retour 2011, issue de ses vignes, après plusieurs versions de Tranche en négoce en raison des attaques répétées de la grêle sur le domaine. La mise est récente et il convient pour l'instant de laisser en confiance le vin se poser en bouteille ; le potentiel est là.

On continue de remonter vers le nord pour s'arrêter dans un secteur que l'on ne fréquentait plus guère, à part le Mâconnais : la Bourgogne. Je dois remercier Patrick Meyer qui m'avait parlé des vins de Renaud Boyer et m'a donné l'occasion de les goûter enfin début mai au salon des vins libres à Sélestat, organisé avec ses confrères alsaciens Jean-Pierre Frick, Bruno Schueller et Christian Binner. Ces précurseurs du vin vivant en Alsace ont inspiré pas mal d'autres vignerons du coin ; on y reviendra car ça bouge à l'est.

Mais revenons en Bourgogne et aux vins de Renaud Boyer, basé à Meursault, qui travaille sur les appellations Bourgogne, Saint-Romain, Beaune et Puligny-Montrachet. Les vignes sont travaillées en bio et les vinifications réalisées intégralement sans additif. Sont disponibles son Bourgogne rouge "Les Riaux" 2011, son Beaune rouge "Les Prévolles" 2012 et son Puligny-Montrachet "Les Reuchaux" 2012.

Retour à des contrées plus connues par ici : la Loire. Un rapide séjour en Anjou m'a permis de récupérer les belles cuvées goûtées et réservées cet hiver : quelques habitués du catalogue, mais aussi quelques nouveautés.

Côté nouveautés d'abord, voici le premier rouge sorti de la cave de Jérôme Lambert, connu jusqu'alors pour ses liquoreux : For ceps 2011, un assemblage de grolleau noir et de cabernet franc issu d'une macération d'un an en vendange entière. Le résultat est superbe : maturité, longueur, et structure tannique parfaite pour la table et la garde.

Arrivage également des vins de Baptiste Cousin : Le Batossay 2011, un très beau cabernet franc parfaitement mûr, issu lui aussi d'une cuvaison longue en vendange entière (six mois), et un chenin 2012 nommé Pied !, encore marqué par l'élevage, qui pourrait rappeler le registre aromatique du Genèse de Xavier Caillard à Brézé. À réserver à la table, tout comme le rouge.

Après Tournicoti l'année dernière, voici Mille Sabords 2012 de Damien Bureau : un chenin plus costaud, avec la grosse maturité des 2012 dans le coin, sans doute légèrement marquée par un poil de botrytis mais avec une acidité à la hauteur qui permet d'équilibrer et d'étirer cette matière.

Passage également chez Richard Leroy, dont les 2012 viennent d'être mis en bouteille. Comme d'habitude, Les Rouliers s'expriment plus en rondeur et Les Noëls de Montbenault plus en tension. Les réductions de 2011 ne sont pas (encore) là, même si on sent poindre une petite note d'autolyse sur les Rouliers. Les mises sont très récentes et les vins vont sans doute bouger encore. Un peu de patience sera de toute façon nécessaire pour ces vins de garde.

Retour également du chenin des Herbes folles de Clément Baraut, version 2013, accompagné cette année d'une nouvelle cuvée pour les beaux jours, un rosé moelleux de vieilles vignes de grolleau noir appelé Herbes tendres, au sucre discret et au soufre... absent.

C'est tout pour la Loire, direction le sud. Les cuvées 2013 de Jérôme Jouret commencent à sortir : Pas à pas, assemblage de carignan et d'alicante, Java, composé de syrah et grenache, et Chemins de traverses, un pur cinsault. Le style du domaine est toujours là, fait de légèreté, finesse et fraîcheur. Côté blancs, retour de La Clé des champs 2012 en chardonnay et de La Chasse aux papillons 2012 en sauvignon. Pour le grenache En avant doute 2013 et le tout nouveau gamay, il faudra patienter encore un peu.

Enfin, Cyril Alonso et Florian Looze de la petite maison de négoce Production Unique Rebelle ont réalisé un Wine more time 2013, assemblage de syrah et cinsault, disponible en "bag in box" de cinq litres. Le jus semblant très solide, il a été mis en BIB sans adjonction de sulfites, chose rare dans ce conditionnement.

vendredi 7 février 2014

Le ballet des salons

Ou comment la contrepèterie de salon (justement) nous offre un titre de circonstance pour évoquer les excellents et singuliers vins pur jus dégustés ou récupérés à l'occasion des divers salons des vins organisés à Angers et alentour en ce début février.

Quatre salons intéressants se sont déroulés pendant trois jours à Angers et Saumur : Renaissance des appellations, les Pénitentes, les Anonymes et la Dive Bouteille.

Petit résumé, forcément incomplet, de ces trois journées bien remplies.

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mardi 23 novembre 2010

Promis Jura

Un petit séjour dans l'est l'été dernier fut l'occasion de rendre visite à quelques vignerons du Jura et de goûter les millésimes récents. Les vins sont désormais tirés et arrivés à bon port. Les nouvelles cuvées disponibles seront présentées sur le site très prochainement.

On peut déjà citer : chardonnay 2007 et 2008, savagnin (ouillé) 2007 et 1999 et ploussard 2009 de la Maison Overnoy/Houillon, le Trousseau des Corvées 2009, les Corvées sous Curon 2006 en chardonnay et Fleur de savagnin 2008 (ouillé) du Domaine de la Tournelle. Enfin, plusieurs cuvées de Jean-François Ganevat, des blancs 2008 (Chalasses et Grands Teppes en chardonnay, Chalasses marnes bleues en savagnin et Oregane en assemblage) et des rouges 2009 (pinot noir Cuvée Julien et trousseau Plein Sud).

En attendant, quelques images pour patienter en lisant la suite...

Pour boire un coup et grignoter au bord de l'eau, en compagnie des truites : le Bistrot de la Tournelle à Arbois.

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mardi 12 octobre 2010

La première quille qu'on a pris dans ses bras...

Marcel Lapierre a attendu la fin des vendanges pour s'en aller, lundi 11 octobre 2010.

Son Morgon est le premier vin sans sulfite ajouté que j'ai bu. Ce fut une révélation, une émotion inédite, l'ouverture à un univers gustatif que je ne finis plus d'explorer. Comme la sensation d'une alchimie particulière dans ce breuvage, non plus seulement une boisson alcoolisée à base de raisins mais du vin, "simple" jus de raisin fermenté, "seulement" surveillé, accompagné, élevé, couvé précieusement jusqu'à sa mise en bouteille. Une nourriture aussi bien terrestre que céleste, qui nourrit l'âme et le corps, qui procure joie et bien-être physique.

Je sais que nous sommes très nombreux, buveurs comme vignerons, à être entrés dans cette nouvelle aventure du vin avec un Morgon de Marcel Lapierre. Et que cela a parfois changé nos vies, quelles que soient les voies empruntées ensuite par chacun.

Ce fut aussi la première pierre à mon édifice "beaujolois". La découverte de la beauté d'un terroir et d'un cépage qui le révèle. Le Beaujolais est une terre de grands vins dont je suis tombé amoureux, et le Morgon de Marcel Lapierre fut le premier regard, celui qui fait chavirer.

C'est donc une émotion particulière qui m'étreint aujourd'hui. Car "jamais de la vie on ne l'oubliera, la première quille qu'on a pris dans ses bras."

J'adresse une pensée chaleureuse à sa famille, à ses proches, et particulièrement à son vieil ami, son "frère de vin", Jean-Claude "Le Chat".

lundi 23 août 2010

Magnum Force

Magnum : "se dit de munitions dont la charge de poudre est élevée et dont la puissance est supérieure à celles de cartouches normales."

Se pourrait dire aussi de flacons dont la charge de vin est élevée et dont la puissance est supérieure à celle de bouteilles normales.

Le magnum est un format de bouteille qui permet une meilleure conservation des vins (à conditions égales bien sûr), mais aussi de partager une même bouteille avec plus de convives et même d'apporter à table un surcroît d'excitation et de gourmandise à son apparition. C'est encore parfois le contenant exclusif de certaines cuvées, jugées "à part" et suffisamment extra-ordinaires pour ne mériter d'être bues que dans cette quantité minimum...

Je vais donc proposer dans les mois qui viennent une sélection croissante de cuvées dans ce format. Pour garder, pour offrir, pour déboucher... Il y en aura pour chaque usage !

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vendredi 14 mai 2010

Caffè Cattaldi : rien d'autre !

J'ai rencontré Stéphane Cataldi l'année dernière. Il préparait alors son installation comme torréfacteur artisanal. Depuis novembre 2009, c'est chose faite et Stéphane propose ainsi à la vente de nombreux crus de café de grande qualité, en grains verts pour les torréfacteurs amateurs ou fraîchement torréfiés.

Comme pour le vin et le thé, les étapes menant à la production d'un grand produit sont nombreuses et complexes, avec là aussi la combinaison d'un double savoir-faire, paysan et artisan. Stéphane Cataldi sélectionne des grains verts de haute qualité pour torréfier ensuite avec précision et respect, à la demande, cette belle matière première.

Ces excellents cafés sont en vente sur le site de Stéphane : Caffè Cataldi. On y trouve aussi de nombreuses explications sur l'origine, le mode de culture, la récolte, le séchage et la torréfaction de ses cafés, ainsi que sur leur préparation, leur conservation etc.

N'hésitez pas à lui demander conseil. Il se fera un plaisir de vous faire partager sa passion.

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mercredi 24 février 2010

Charte d’élaboration des vins « nature »

L'Association des vins naturels (AVN) vient de mettre au point sa charte d'élaboration des vins dits "nature".

Les termes de "vin nature" ou de "vin naturel" n'ont à ce jour pas de définition légale, ni de contenu précis sinon celui que chacun veut bien lui donner. La définition qui sert désormais de cadre aux adhérents de l'AVN permet de préciser ce qu'est ou devrait être un "vin naturel" pour l'association et ses membres.

La charte est courte et n'entre pas dans les détails, mais l'essentiel est là. Travail des vignes respectant les règles de production biologique (certification AB ou engagement écrit auprès de l'AVN) et aucun intrant en cave sinon du SO2 à des doses réduites. Pour les précisions, lire la suite...

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lundi 15 février 2010

Carnets du sud à Lenthéric au domaine Léon Barral

L'émission Carnets du sud de France 3 a effectué une visite au Léon Barral. On peut la voir sur le net en deux parties, la première ici et la seconde .

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vendredi 6 février 2009

Manifeste pour la diversité dans les AOC

De nombreux vignerons, souvent "bio" ou "nature", se voient refuser depuis plusieurs années la reconnaissance de l'Appellation d'Origine Contrôlée (AOC) pour leurs vins, notamment à l'occasion des dégustations d'agrément.

Motifs : atypicité, déviances diverses, degré alcoolique trop haut ou trop bas, couleur inappropriée etc. Ce phénomène tendrait aujourd'hui à s'amplifier, et certains vignerons, écoeurés de cette injustice, ont d'ores et déjà décidé en guise de protestation de ne même plus revendiquer l'AOC, préférant "déclasser" leur vin en "vin de table". C'est une des raisons pour lesquelles on trouve beaucoup de "vins de table" au catalogue de Trink.

Certains vignerons, victimes de cette application normative et "standardisatrice" des AOC, se sont réunis en collectif afin de défendre leurs appellations et la diversité dans l'expression et l'interprétation de ces appellations.

Vous pouvez lire ci-après leur manifeste.

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lundi 13 octobre 2008

Le vin naturel à la télévision... suisse !

L'émission de télévision suisse A Bon Entendeur a consacré un peu de son temps d'antenne pour parler du vin, notamment bio et naturel.

L'émission est bien faite, très claire, avec de nombreuses séquences intéressantes, dont une rencontre avec Pierre Overnoy, vigneron exemplaire du Jura.

Sont également évoqués la vinification, avec ou sans soufre, le problème des résidus de pesticides dans les vins , le travail de la vigne en bio ou en biodynamie, et on peut même assister à une dégustation de vins naturels, au cours de laquelle les domaines Barral et les Clapas, bien connus chez Trink, sont évoqués en des termes justement élogieux. En plus on peut y voir la bobine de Mister "Top Slurp" Estèbe !

Toutes ces séquences sont visibles séparément sur le site de l'émission, et intégralement en cliquant sur la première partie de l'émission consacrée à la viticulture ou sur la deuxième partie consacrée à la vinification.

Les conclusions sont sans appel. D'une part, la viticulture biologique est une exigence pour produire de véritables vins de terroir, ainsi que pour protéger l'environnement et la santé des consommateurs. D'autre part, la vinification naturelle sans soufre est un vrai travail de précision, "sans filet", qui demande compétence et rigueur. A cette condition, les vins obtenus nous font entrer dans une autre dimension esthétique et émotionnelle.

samedi 17 mai 2008

Printemps orange

Les années se suivent... et se ressemblent.

Dès l'arrivée du printemps, les vignes sont largement traitées à l'herbicide. Comme ça c'est "propre", comme on l'entend souvent...

Quelques parcelles en Anjou en mai 2008. Certaines ne sont désherbées "que" sur le rang - c'est peut-être ce qu'on appelle "l'agriculture raisonnée" -, d'autres sont carrément lunaires, avec des sols tassés et sans vie, propices à l'érosion.

En attendant les poisons suivants : herbicide encore si un malheureux brin d'herbe venait à percer, insecticides et acaricides, des fois que des bestioles oseraient s'aventurer dans ce milieu sans vie, et enfin fongicides pour tenter d'éliminer les champignons (mildiou, botrytis...), pourtant inévitablement attirés par des raisins gonflés d'eau, aux rendements excessifs (portes-greffes trop vigoureux, engrais, techniques de taille "généreuses"...).

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lundi 31 mars 2008

Un petit cocktail ?

Vous pensiez ouvrir une bonne bouteille de Bordeaux pour ce soir ? Un Cru Classé de St Estèphe ? Quelle bonne idée !

L'étude que vient de publier le Pesticides Action Network Europe sur la contamination des vins par les pesticides nous apprend que tous les vins non-biologiques testés sont de véritables cocktails de différents pesticides, retrouvés à des doses qui font frémir.

Alors notre Cru Classé de St Estèphe ?

- 233.8 μg/l de pyrimethanil, répertorié comme cancérigène «possible». Cette dose représente 2338 fois la norme en vigueur pour l'eau potable (0,1 μg/l).

- 69.1 μg/l de procymidone, classé comme substance cancérigène et reprotoxique selon la directive européenne sur les substances dangereuses, ainsi que comme perturbateur endocrinien. Là aussi, la dose est ridicule : seulement 691 fois la norme en vigueur pour l'eau potable !

Comment dit-on déjà ?

Santé...

Autocollant édité par l'association Eau & Rivières de Bretagne (www.eau-et-rivieres.asso.fr)

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