La partie sud de Montbenault face à la vallée du Layon

Richard Leroy fut un des premiers à décider d'exclure complètement le botrytis pour l'élaboration de blancs secs en Anjou. Les vins ainsi obtenus peuvent sembler plus austères jeunes que des vins issus de vendanges atteintes de botrytis, plus charmeurs en raison de leurs arômes confits. Mais ils sont aussi moins "alanguis", plus tendus. C'est une question de style car on peut trouver d'excellents vins dans ces deux esthétiques.

Un autre avantage dans la mise à l'écart du botrytis est la plus grande "solidité" naturelle des vins ainsi vinifiés. Car la présence de botrytis semblerait favoriser l'oxydation sur un cépage comme le chenin. Et lorsque le vigneron cherche à limiter au maximum la présence de sulfites dans son vin, comme c'est le cas ici, cette "solidité" naturelle est un atout.

La partie nord de Montbenault, sur la crête.